Avertissement antipédagogique
- L’éthique n’a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. 11
Prologue
- J’ai la faiblesse de croire, et peut-être es-tu de mon avis, qu’en prenant les gens pour des idiots, s’ils ne le sont pas encore, ils finissent par le devenir…15
- Aie confiance en toi. En l’intelligence qui te rendra meilleur et en l’instinct de ton amour qui t’épanouira et te permettra d’être toujours en bonne compagnie.17
1- L’éthique un drôle de truc!
- Pourtant, il faut savoir certaines choses, car il en va de notre vie, comme on dit. 22
- En un mot, parmi tous les savoirs possibles, un au moins est indispensable : celui qui apprend que certaines choses nous conviennent et d’autres pas. 22
- Le mensonge est généralement mauvais, car il discrédite le langage – dont nous avons tous besoin pour parler et vivre en société – et dresse les gens les uns contre les autres; mais il peut être utile ou profitable de mentir pour obtenir un petit avantage. Ou pour accorder une faveur à quelqu’un. 23
- À première vue, le seul point sur lequel nous sommes tous d’accord, c’est que nous ne sommes pas d’accord avec tout le monde. Mais tu remarqueras que ces opinions divergentes sont unanimes sur un autre point, à savoir que notre vie sera, au moins en partie, le résultat de ce que chacun voudra en faire. 25
- Premièrement : nous ne sommes pas libres de choisir ce qui nous arrive, mais libres de réagir à ce qui nous arrive de telle ou telle façon. 30
- Deuxièmement : être libre de faire une tentative ne garantit pas la réussite. La liberté n’est pas l’omnipotence. C’est pourquoi plus grande sera notre capacité d’action, plus efficace sera notre liberté. 31
- Il y a des choses qui dépendent de ma volonté, mais tout ne dépend pas de ma volonté, car le monde est pleine de volontés et d’impératifs qui échappent à mon contrôle. Si je ne me connais pas moi-même, et si je ne connais pas le monde dans lequel je vis, ma liberté se brisera un jour où l’autre contre ces impératifs. Mais, détail important, cela ne m’empêchera pas d’être libre… même si cela me fait mal. 31
2- Ordres, habitudes et caprices
- À l’évidence, certaines choses nous conviennent pour notre vie, mais il n’est pas toujours facile de les distinguer de celles qui ne nous conviennent pas. Même si nous ne pouvons choisir ce qui nous arrive, nous pouvons toujours choisir comment réagir face à ce qui nous arrive. 39
- Nous nous contenterons d’examiner les trois premiers types de mobiles, c’est-à-dire les ordres, les habitudes et les caprices. Chacun de ces mobiles oriente ta conduite dans une direction ou dans une autre, explique plus ou moins ta préférence à faire certaines choses plutôt que d’autres. 45
- Les habitudes et les ordres ont un point commun : ils paraissent venir de l’extérieur, s’imposer sans en avoir demandé la permission. Au contraire, les caprices viennent de l’intérieur, ils sortent de toi spontanément sans avoir été sollicités par personne et sans que tu aies l’impression d’imiter quelqu’un. 46
- En temps normal, un ordre se suffit à lui-même, mais il est parfois prudent de se demander jusqu’à point il est conseillé d’obéir… 47
- Aphorisme de Lichtenberg. Nous ne disposons que de quatre principes de la morale :
- Le philosophique : fais le bien pour le bien lui-même, par respect de la loi.
- Le religieux : fais-le parce que c’est la volonté de Dieu, pour l’amour de Dieu.
- L’humain : fais-le parce que ton bien-être le requiert, pour l’amour de toi-même.
- La politique : fais le parce que la prospérité de la société dont tu fais partie le requiert, pour l’amour de la société et par considération pour toi-même.
3- Fais ce que tu voudras
- Tout cela est lié à la liberté, notion au cœur des préoccupations de l’éthique, comme je crois te l’avoir déjà dit. La liberté, c’est pourvoir dire « oui » ou « non »; je fais telle chose ou je ne la fais pas, quoi qu’en disent mes chefs ou les autres; cela me convient et je le veux, cela ne me convient pas et donc je ne le veux pas. La liberté, c’est décider, mais aussi – ne l’oublie pas – se rendre compte qu’on décide. C’est le contraire de se laisser entraîner (…) 56-57
- Mais une action n’est jamais bonne par le simple fait qu’elle émane d’un ordre, d’une habitude ou d’un caprice. (…) Personne ne peut être libre à ma place, autrement dit, personne ne peut me dispenser de choisir ou de réfléchir par moi-même. 59
- Le mot « morale » se rattache par l’étymologie aux habitudes, car c’est justement le sens du mot latin mores, et aux ordres, car la plupart des préceptes moraux disent plus ou moins « tu dois faire telle chose » ou « ne pas faire telle autre ». 60
- Le premier point à élucider, c’est l’éthique d’un homme libre n’a rien à voir avec les punitions ou les récompenses distribuées par une autorité humaine ou divine, ce qui revient au même en l’occurrence. Celui qui fuit les punitions ou recherche les récompenses dispensées par des tiers, selon des normes établies par eux, ne vaut pas mieux qu’un vulgaire esclave. 60
- La « morale » est un ensemble de comportements et de normes considérées comme valables par toi, moi et quelques personnes autour de nous; l’« éthique » est une réflexion sur le pourquoi de cette considération, et une comparaison avec d’autres « morales » observées par d’autres. 61
- Mais si l’on prend l’être humain dans son ensemble, choses ne sont pas si claires, car il n’y a pas un règlement unique pour devenir un bon humain, et l’homme n’est pas un instrument servant à un but précis. 64
4- À toi la belle vie
- L’apparente contradiction de ce « Fais ce que tu voudras » n’est qu’un reflet du problème essentiel de la liberté : nous ne sommes pas libres d’être libres, nous sommes obligés de l’être. 72
5- Wake up, baby!
- Je me méfie de ceux qui prétendent ne pas s’intéresser à l’argent et n’avoir besoin de rien (…) Cependant, le désir d’accumuler ne me paraît pas très sain non plus. 89
- Ne te fais pas d’illusions – une chose -fût-elle la meilleure au monde – ne peut donner… que des choses. Et si personne ne peut donner ce qu’il n’a pas, à plus forte raison rien ne pourra jamais donner quelque chose. 91
- En traitant les personnes comme des personnes et non comme des choses (c’est-à-dire en tenant compte de ce qu’elles veulent ou nécessitent, et pas seulement de ce que je peux tirer d’elles), je leur permets de me donner ce que seule une autre personne peut accorder à une autre personne. 92-93
- Il faut manier les choses comme des choses et traiter les personnes comme des personnes : ainsi, les choses nous aideront sous bien des angles, et les personnes sous un angle fondamental, irremplaçable, celui de vouloir être des humains. 95
- Je crois que la condition éthique première et indispensable est de se résoudre à ne pas vivre n’importe comment : être convaincu que tout n’est pas sans importance, même si on doit mourir tôt ou tard. 96
6- Le grillon de Pinocchio
- Sais-tu quelle est la seule obligation que nous ayons dans cette vie? Celle de ne pas être des imbéciles. Le mot « imbécile » a plus de substance qu’il n’y paraît, ne t’y fie pas. Il vient du latin baculus, qui signifie « canne » : l’imbécile est celui qui a besoin d’une canne pour marcher. 101
- Bien sûr pour éviter l’imbécilité dans un domaine quelconque, il faut être attentif, comme nous l’avons déjà dit dans le chapitre précédent, et nous efforcer d’apprendre. 103
- Le contraire d’être moralement imbécile, c’est d’avoir conscience. 104
- Savoir que tout ne revient pas au même, car nous voulons réellement vivre, et qui plus est vivre bien, humainement bien.
- Surveiller résolument si ce que nous faisons correspond à ce que nous voulons vraiment.
- À partir de notre pratique, cultiver le bon goût moral qui développe notre répugnance à faire certaines choses.
- Renoncer aux alibis qui cachent que nous sommes libres et donc raisonnablement responsables des conséquences de nos actes. 105
- Incroyable : quelqu’un peut regretter d’avoir mal agi même s’il est raisonnablement certain que rien ni personne ne va prendre des mesures de représailles contre lui. Car en prenant conscience d’une mauvaise action, nous comprenons que nous sommes déjà punis, car nous nous sommes abîmés – un peu, beaucoup… – volontairement. Il n’est pire châtiment que de découvrir que nos propres actes boycottent ce que nous voulons réellement devenir… 110-111
- D’où viennent les remords? Pour moi, c’est très clair : de notre liberté. Si nous n’étions pas libres, nous ne pourrions nous sentir coupables (ni fiers, bien sûr) de rien, et nous éviterions les remords. 111
- De même, les adultes revendiquent toujours leur liberté pour s’attribuer le mérite de leurs réussites, mais préfèrent s’avouer « esclaves des circonstances » quand leurs actes n’ont rien de vraiment glorieux. 111
- Et le sérieux de la liberté, c’est qu’elle appelle des effets indéniables, qu’on ne peut effacer à notre guise quand ils se produisent. 112
- Le sérieux de la liberté, c’est que chacun de mes actes restreints mes possibilités futures quand j’opte pour l’une d’entre elles. Et inutile d’attendre le résultat, bon ou mauvais, pour en assumer éventuellement la responsabilité!112
- Le « remord » est donc ce mécontentement que nous éprouvons vis-à-vis de nous-mêmes quand nous avons employé notre liberté à l’inverse de ce que nous voulons vraiment en tant qu’êtres humains. Et être responsable, c’est sa savoir authentiquement libre, pour faire le bien ou le mal, assumer les conséquences de ses actions, réparer les dégâts dans la mesure du possible et profiter du bien au maximum. 112-113
- Dès lors qu’apparaît l’irrésistible, hop! On perd sa liberté et on devient une marionnette dont on ne peut plus exiger de comptes. Les partisans de l’autoritarisme croient dur comme fer à l’irrésistible et sont partisans d’interdire tout ce qui peut asservir : quand la police aura extirpé toutes les tentations, il n’y aura ni délits ni péchés! Ni liberté, bien sûr, mais, si on veut quelque chose, il faut savoir y mettre le prix… Et il est rassurant de savoir que, s’il rôde encore quelques tentations, la responsabilité de celui qui y aura succombé sera dégagée et endossée exclusivement par qui ne les aura pas supprimées! 113-114
- Le fondement de la responsabilité, pour tout dire, c’est pas seulement l’audace et l’honnêteté d’assumer ses propres gaffes sans chercher des excuses à droite et à gauche. La personne responsable est consciente de la réalité de sa liberté. Et de la souveraineté de ses décisions. La responsabilité, c’est de savoir que chacun de mes actes me construit, me définit, m’invente. 115
7- Mets-toi à sa place
- (…) ce qui intéresse l’éthique, ce qui constitue sa spécialité, c’est comment bien vivre la vie humaine, la vie qui se déroule entre les humains. 123
- Premièrement : qui vole, ment, trahit, viole, tue ou abuse de son prochain d’une façon ou une autre ne cesse pas pour autant d’être un humain, 128
- Deuxièmement : une des caractéristiques principales de tous les humains, c’est la capacité d’imitation. 128
- Reconnaître son semblable implique surtout la possibilité de le comprendre de l’intérieur, d’adopter son point de vue l’espace d’un instant. 132
- Se mettre à la place de l’autre est le début de toute communication symbolique avec autrui, mais aussi une façon de prendre en compte ses droits. Et si ses droits n’apparaissent pas, il faut comprendre ses raisons. 133
- En un mot, te mettre à la place de l’autre, c’est le prendre au sérieux, le considérer comme aussi pleinement réel que toi. 134
- Le premier droit humain est le droit de ne pas être une photocopie de nos congénères, de sortir un peu de l’ordinaire. Et on n’a pas le droit d’obliger l’autre à rentrer dans cet « ordinaire » pour son bien, sauf si son attitude consiste à nuire méthodiquement à son prochain… 136
- Les lois et les juges essaient d’imposer un minimum exigible par les gens qui cohabitent dans la société, mais il s’agit juste d’un minimum. Souvent, notre comportement reste au fond injuste, tout légal qu’il soit (…) 137
- Pour sentir vraiment ce que l’autre attend de toi, le seul moyen est de l’aimer un peu, au moins parce qu’il est aussi un être humain… et cet amour, petit mais essentiel, aucun décret, aucune loi ne peut l’imposer. Bien vivre, c’est savoir rendre une justice sympathique, ou manifester une compassion juste. 137
8- Bien du plaisir
- Ce qui se cache derrière toute cette obsession sur l’« immoralité » sexuelle est tout simplement une des plus vieilles craintes sociales de l’homme : la peur du plaisir. 146
- Par ailleurs, il y aussi ceux qui ne jouissent qu’en empêchant les autres de jouir. Ils ont tellement peur de ne pouvoir résister au plaisir et s’angoissent tellement à l’idée de ce qui peut leur arriver s’ils succombent un jour aux séductions du corps qu’ils deviennent des calomniateurs professionnels du plaisir (..) Toute chose peut finir par faire mal ou faire le mal, mais aucune chose n’est mauvaise parce que tu as pris plaisir à la faire. 147
- Le plus sûr moyen de gâter les jouissances du présent est de tout vouloir à chaque instant, les plaisirs les plus démesurés et les plus irréalisables. Ne t’obstines pas à introduire de force des plaisirs inadaptés aux circonstances : cherche plutôt à apprécier ce qui t’est offert. 149
- La différence entre « user » et « abuser » réside justement en ceci : quand tu uses d’un plaisir, tu l’enrichis et tu enrichis ta vie, et la vie elle-même te plaît de plus en plus; tu sens que tu abuses quand tu t’aperçois que le plaisir appauvrit ta vie et que tu ne t’intéresses plus qu’à ce plaisir précis. 150
- Voici donc ce que j,en déduis : le plaisir est formidable et désirable quand nous savons le mettre au service de la joie, mais pas quand il la trouble ou la compromet. La limite négative du plaisir n’est pas la douleur, ni même la mort, mais la joie : dès que nous la perdons pour une satisfaction déterminée, à coup sûr nous jouissons de ce qui ne nous convient pas. 153
- Le monde est plein de soi-disant « rebelles » qui ne souhaitent au fond qu’une chose, qu’on les punissent d’être libres et qu’un pouvoir suprême, de ce monde ou de l’autre, ne les laisse pas seuls face à leurs tentations. 154
- En revanche, la tempérance est une connivence intelligente avec l’objet de notre jouissance. 154
9- Suffrage universel
- L’éthique n’a qu’une fonction, aider à s’améliorer, pas à réprimander l’autre avec éloquence; et elle n’apporte qu’une seule certitude : toi, moi et les autres, nous sommes tous fabriqués artisanalement, un par un, avec un tendre souci de marquer des différences. 159-160
- Pour commencer, ils [les politiciens] occupent des places particulièrement visibles dans la société, et très privilégiées. Leurs défauts sont de notoriété publique; ils ont aussi plus souvent l’occasion de succomber à des petites ou grandes tentations que la plupart des citoyens ordinaires. Le fait d’être connus, enviés et même craints ne favorise pas non plus un traitement impartial. Les sociétés égalitaires, c’est-à-dire démocratiques, ne sont pas tendres avec ceux qui s’écartent de la norme, par le haut ou par le bas : on aimerait lapider celui qui émerge du lot, on piétinera sans remords celui qui coule. D’autre part, les politiciens font plus de promesses qu’ils n’en peuvent ou veulent tenir. Ils y sont contraints par leur clientèle, car ils risquent de se retrouver seuls s’ils ne prédisent pas des lendemains qui chantent à leurs électeurs ou s’ils insistent plus sur les difficultés que sur les illusions. 161-162
- L’éthique est l’art de choisir ce qui nous convient le mieux et de vivre le mieux possible; l’objectif de la politique est d’organiser au mieux la convivialité sociale, afin que chacun puisse choisir ce qui lui convient. 162
- Pour commencer, l’éthique s’occupe de ce que chacun (toi, moi, n’importe qui) fait de sa liberté, tandis que la politique essaie de coordonner, dans un souci d’efficacité pour la collectivité, ce que beaucoup font de leur liberté. 163
- Aucun ordre politique n’est assez mauvais pour qu’on y trouve au moins un être à demi bon : les circonstances ont beau jouer contre nous, la responsabilité finale de nos actes est en chacun de nous, tout le reste n’est qu’alibis. 165
- Comme tout projet éthique part de la liberté, sans laquelle il n’y a pas de belle vie qui vaille, le système politique souhaite au maximum – ou fixer comme minimum au choix – les aspects publics de la liberté humaine : la liberté de se réunir ou de se séparer, d’exprimer des opinions, d’inventer la beauté, d’explorer la science, de travailler conformément à sa vocation ou à son intérêt, d’intervenir dans les affaires publiques, de se déplacer ou de s’installer n’importe où, de choisir les jouissances de son corps et de son âme. (…) Dans les systèmes politiques où les individus ne sont jamais entièrement « responsables », les gouvernants ne le sont pas davantage, car ils agissent toujours poussés par les « nécessité » historiques ou les impératifs de la « raison d’État ». 166-1678
- Traiter les personnes comme des personnes est un principe de base de la belle vie, ainsi que nous l’avons vu, et cela signifie être capables de nous mettre à la place de nos semblables et d’adapter nos intérêts aux leurs. (…) Il existe un seul cas où l’on peut limiter la liberté de l’individu : quand il faut empêcher, par la force si nécessaire, que l’individu en question traite ses semblables comme s’ils n’en étaient pas (…) 167-168
- Par l’expérience, nous apprenons dans notre propre chair, aussi heureux que nous soyons, la réalité de la souffrance. Prendre l’autre au sérieux, nous mettre à sa place, c’est non seulement reconnaître sa dignité de semblable, mais aussi sympathiser avec ses douleurs ou malheurs survenus à la suite d’une erreur personnelle, d’un accident fortuit ou d’une fatalité biologique, et qui, tôt ou tard, peuvent nous toucher aussi. (…) Cette assistance a du mal à s’exercer sans nuire à la liberté ni à la dignité de la personne. Parfois, l’État, sous prétexte d’aider les invalides, finit par traiter toute la population comme si elle était invalide. 169-170
- Celui qui souhaite une belle vie pour lui-même, conforme au projet éthique, doit aussi désirer que la communauté politique des hommes se fonde sur la liberté, la justice et l’assistance. 171
- Voici où je voulais en venir : tout ce qui favorise l’organisation des hommes en fonction de leur appartenance à l’humanité et non à des tribus me paraît être un principe politiquement intéressant. La diversité des façons de vivre est un aspect essentiel, pourvu qu’il y ait des règles minimales de tolérance entre elles et que certains problèmes mobilisent les efforts de tous. Sinon, nous obtiendrons une diversité de crimes, non de cultures. 172
Épilogue : Tu devrais y réfléchir
- Il faut savoir ce qu’on veut et réfléchir à ce que l’on fait. Et ensuite… garder courage devant les revers, car la chance a aussi son rôle à jouer et personne ne peut réussir chaque fois. 176
- La vie nous est donnée sans ordonnance et sans notice. L’éthique ne peut pallier complètement cette défaillance, car elle est avant tout la chronique des efforts déployés par les humains pour y remédier. 179
- Puisqu’il s’agit de choisir, essaie toujours de choisir les options qui t’offrent ensuite le plus large choix possible, pas celles qui te laissent face au mur. Choisis ce qui t’ouvre : les autres, des expériences nouvelles, des joies variées. 180
Février 2026, Cap-de-Plâtre
